Ne pas confondre COMPLICITÉ avec COMPLAISANCE

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Ne pas confondre vivre, interagir en complicité et accepter une relation complaisante. Dans les rapports ouverts sincères et amicaux entre les gens, au travail par exemple, une véritable créativité peut s’exprimer. Dans la reconnaissance et l’appréciation mutuelle on accède ensemble à des réalisations constructives qui dépassent la simple somme des possibilités individuelles. En d’autres termes dans ces conditions le Tout est plus grand que la somme des parties.

ÊTRE sur la même longueur d’onde signifie le plus souvent partager un même niveau de compréhension et d’interprétation face aux personnes aux situations ou à la vie en général. C’est, se trouver semblable. Cet état d’être qui peut être ressenti entre deux ou plusieurs personnes simultanément crée une complicité qui apporte beaucoup de satisfaction intime et favorise la productivité des idées et des actes. Au plan sportif par exemple quand toute une équipe partage spontanément un sentiment de complicité elle peut prétendre aux plus hautes réalisations et communiquer ce même sentiment à tout une nation, voire au monde entier. Cela fut le cas, de l’équipe de France de Football durant la Coupe du Monde 1998.

Si la complicité s’accompagne à la longue d’un laisser-aller d’un manque d’exigence mutuelle et d’un manque de vigilance dans la qualité des pensées, des paroles et des actes échangés, si être complice, c’est partager avec l’autre ou les autres « tout ce qui nous passe par la tête », alors le caractère hautement constructif de ce genre de rapport disparaît. Il faut reconnaître que chacune de nos émotions, de nos pensées ou de nos états d’âme ne génère pas systématiquement l’enthousiasme, en nous-mêmes ou ne crée pas toujours des sensations agréables ou des attitudes constructives dans notre environnement. Pourquoi ce genre de sentiment génèrerait-il l’enthousiasme chez les autres lorsque nous le partageons ? Ne recevons-nous pas ce que nous donnons ?

D‘autre part, dans une relation lorsque l’on en arrive à ne plus respecter l’intimité ou le silence de l’autre ou des autres ou bien à ne pas exprimer sincèrement sa désapprobation quand c’est nécessaire sous prétexte de relation amicale (tutoiement non maîtrisé, par exemple) alors la complicité se change en complaisance. Alors au lieu de se tirer mutuellement vers le haut, on s’entraîne ensemble vers le bas dans une relation de commérage et de médisance par exemple. La complicité transformée en complaisance génère peu à peu un ressentiment mutuel de l’exaspération et des tensions non exprimées. Dans le monde du travail par exemple ce genre de dérive est fréquent. Des collègues qui s’entendaient à merveille au début de leur rapport, finissent par ne plus se supporter, polluer l’ambiance de tout un service, affecter par leur attitude l’efficacité de tous.

Se ressembler, se sentir proche, éprouver les mêmes sentiments, n’est-il pas un état d’être porteur de grandes promesses et de grandes réalisations auquel chacun de nous aspire dans chaque domaine de sa vie ? … à condition que chacun d’entre nous s’engage à offrir aux autres, uniquement le meilleur de lui-même !

 

« Peut-on se laisser aller ?
– Oui ! seulement vers le haut »
Dialogue avec l’Ange (extrait)

 

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