Ne pas confondre CHANCE avec HASARD

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La chance, le hasard sont deux concepts que l’on est très souvent tenté de confondre. La société, l’éducation, la religion, la tradition et des conditionnements de toutes sortes nous poussent à croire que la chance qui semble souvent le fruit de l’inexplicable, de l’incompréhensible ou de l’inattendu, n’est que l’expression du hasard. Comme si dans cet univers matériel de temps et d’espace, par ailleurs si bien réglé quand il s’agit de la course d’une planète ou de l’interaction des atomes, quoi que ce soit puisse émerger sans qu’une cause préalable l’ait amené à l’existence.

Pourtant le fait que celui ou celle qui fait l’expérience d’un évènement particulier n’en connaisse pas ou n’en comprenne pas la cause, ne signifie pas qu’elle soit inexistante.

Prenons conscience que de la manière dont nous appréhendons tout évènement qui nous concerne dépendent la qualité de notre vie, l’expression de notre potentiel, notre joie de vivre ou notre confiance en nous-mêmes ! Si j’accorde le sens limitatif et dissocié de hasard à toute situation imprévue qui me procure un avantage ou un sentiment positif, au lieu du sens totalement ouvert plein de potentiel, de chance, je manque certainement une opportunité de renforcer ma confiance ou mon amour en une Vie providentielle. Cette deuxième interprétation une heure plus tard par exemple m’aurait aidé à aborder avec force, une épreuve quelconque posée sur mon chemin ou à inspirer quelqu’un d’autre en partageant avec enthousiasme mon expérience chanceuse.

Pourquoi chercher à se prouver à soi-même ou prouver à quelqu’un d’autre que telle situation positive inexpliquée n’est que le fruit du hasard, au lieu d’y accorder le sens de chance, qui amplifie joie et énergie positive ? Doit-on absolument trouver une raison à tout avant d’y voir le sacré à l’oeuvre même si notre intuition nous pousse à le faire tel quel, nous susurrant à l’oreille du coeur : « un jour tu comprendras » ?

Le côté subjectif de la vie ne fait-il pas aussi partie de la Réalité. Le sens subjectif que je choisis d’accorder à un évènement m’appartient totalement. Cette subjectivité peut receler de grandes capacités d’auto-guérison physiques, psychologiques, psychiques ou spirituelles, tel est certainement le cas de l’effet placebo. Qui nous dit que la science ne découvrira pas bientôt, si ce n’est déjà fait, qu’en fonction de notre manière de vivre émotionnellement et psychiquement une situation, nous n’émettons pas des ondes d’un type ou d’un autre, d’intensité et de tonalité spécifiques à notre état d’esprit du moment.

Qui peut savoir si ces vibrations ne seraient pas identifiables et mesurables avec des appareils sophistiqués, permettant d’expliquer scientifiquement leur effet, jusqu’à présent inexplicable ? Doit-on attendre absolument, que la science relayée par les médias, nous prouve officiellement le bien fondé de ce que notre intuition et notre bon sens universel nous murmurent à l’oreille, avant de nous autoriser à y faire confiance et nous faire du bien ? La subjectivité d’aujourd’hui ne pourrait-elle pas être la science et l’objectivité de demain ?…

Le hasard est un concept arrangeant quand on désire se débarrasser de questions dérangeantes qui pourraient remettre en question l’ordre de ce que l’on connaît ou ce à quoi l’on croit et cela parfois depuis des générations. Ou encore, celui-ci pourrait-il déranger l’ordre du monde tel que veut nous le faire vivre la société de consommation. Nous nous référons au hasard bien souvent au détriment de notre propre bonheur ou de celui des autres. Quand un hasard heureux nous arrive, pourquoi ne pas choisir systématiquement de penser que c’est à nous qu’il est adressé, que c’est une chance que nous méritons ?

Bien sur si l’on décide de penser que l’on mérite quelque chose dont on ne comprend pas la cause, deux questions viennent à l’esprit : « Pourquoi moi ? » et « Quand quelque chose de malheureux m’arrive, cela veut-il dire que je le mérite aussi ? » Examinons brièvement ces deux questions !

« Pourquoi moi  ? »

Et pourquoi pas ?

Quand nous avons excellé à un examen ou à une compétition sportive, nous ne sommes pas surpris de recevoir un diplôme ou de monter sur le podium. C’est le contraire que nous trouverions déplacé car la loi de cause à effet tout à fait identifiable dans ce cas, semblerait avoir été forcée. Lorsque en revanche nous rencontrons une personne bienveillante qui nous réconforte au bon moment sans que rien ne le laisse prévoir au préalable, dans un moment de désespoir personnel par exemple, cela semble inexplicable. Nous appelons cela un heureux hasard. Pourtant il existe peut-être des causes antérieures et des lois universelles enclenchées par nous-mêmes sans que nous en ayons conscience et qui ont produit logiquement et scientifiquement cette rencontre. Par exemple ce que nous rayonnons, l’éclat particulier unique de ce que nous sommes en tant qu’Être peut être un paramètre déclencheur. Dans ce cas nous pouvons dire que la personne a été sensible à notre longueur d’onde qui l’a attirée auprès de nous parmi d’autre gens, lui donnant l’envie d’aller vers nous le cœur ouvert. D’une certaine manière nous lui offrons nous aussi, quelque chose de précieux, la possibilité de donner et de servir la Vie, à travers nous.

Quand quelque chose de malheureux nous arrive, cela veut-il dire que nous le méritons aussi ?

Il faut d’abord se demander ce que nous appelons heureux ou malheureux, chance ou malchance. Pour l’un une journée ensoleillée le jour de son mariage est une chance, pour l’autre qui attend la pluie pour ses récoltes c’est une malchance. Ou encore un accident de voiture aujourd’hui c’est une malchance et savoir demain que le gratte-ciel dans lequel je devais me rendre pour travailler a été complètement détruit par un attentat, transforme cet accident malchanceux en chance miraculeuse. Finalement il n’est pas si facile de savoir ce qui est une chance ou une malchance, heureux ou malheureux.

Notre joie, notre bonheur et notre progrès dépendent plus de la manière, dont nous vivons nos expériences que des expériences elles-mêmes. A chaque seconde nous avons la capacité de donner un sens positif et constructif à ce qui nous arrive. Ce sens peut même être appliqué au passé, rétroactivement, en fonction de nos prises de conscience du présent. Cela permet de revisiter des moments qualifiés précédemment de négatifs, pour y voir de la chance, là où jusqu’à Présent, nous avions vu uniquement une fatalité malheureuse. Un jour nous pourrons même considérer que notre vie toute entière est finalement une chance malgré ses apparences et que dans cet état d’esprit, nous pourrons apporter la chance avec nous où que nous allions et en faire bénéficier les autres.

A ce moment-là, on pourrait même dire de nous que NOUS SOMMES la Chance personnifiée.

 

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